An earlier post has referred to the doctoral dissertation of Paul Sanders. Sanders is presently the chairman of the Accrediting Council of the European Evangelical Accrediting Association and is based in Paris. He kindly sent me a small section of this unpublished dissertation.
Sanders’ work cautions us against the caricature of viewing Zwingli’s view of the Eucharist as “symbolic” only. Here is part of the introduction of Sanders’ dissertation:
‘L'historiographie a souvent enfermé le zwinglianisme dans le carcan du "symbolisme" eucharistique. Cependant, des recherches récentes ont montré qu'il fallait nuancer les idées reçues sur les conceptions eucharistiques "sacramentaires" du zwinglianisme. Notre lecture de cette littérature nous a fait prendre conscience d'une contradiction apparente.
En effet, en 1549, Bullinger et Calvin conclurent un accord sur les sacrements, reflétant des prises de position sensiblement différentes de celles de Zwingli, du moins celles que l'historiographie lui reconnaît. Or, Bullinger, en tant que successeur de Zwingli, se devait de rester "fidèle" au legs théologique qu'il lui avait transmis.
Aussi avons-nous tenté de répondre à trois questions es¬sentielles :
a) Les historiens ont-ils raison de représenter la théologie eucharistique de Zwingli comme une doctrine "symbolique" ?
b) Comment Bullinger a-t-il géré l'héritage doctrinal reçu de Zwingli sur ce point (non seulement sur le plan des convictions, mais aussi sur le plan de la nécessité socio-historique) ?
c) Quel a été le rôle précis de Bullinger dans la mise en place, avec Calvin, d'une théologie "réformée" de la Cène ?’
Sanders also makes this observation about the conclusion of French scholar Emile G. Leonard :
‘Emile G. LEONARD reconnaît l'importance historique et théologique de Heinrich Bullinger, et voit notamment dans l'adoption de la Confession helvétique postérieure de Bullinger par Genève une victoire de la conception zwinglienne de la Cène - un "zwinglianisme revu et corrigé par Bullinger" - sur la position calvinienne.’
"Hic est filius meus dilectus in quo placata est anima mea, ipsum audite" (Matthew 17:5)
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Friday, July 22, 2011
Thursday, July 21, 2011
Was Zwingli a “Zwinglian”?
Earlier posts have pointed out that scholars such as Peter Stephens have demonstrated the importance of considering both “early” Zwingli with the “later” Zwingli when considering his understanding of the Lord’s Supper. Paul Sanders wrote a thesis that is very germane to this: Henri Bullinger et l’invention (1546-1551) avec Jean Calvin d’une théologique réformée de la Cène, la gestion de l’héritage zwinglien lors de la conclusion du et de la rédaction des (1551), thèse de doctorat, Université de Paris IV-Sorbonne, février, 1990.
Results of this thesis are reflected in Sander’s article in Zwingliana - « Heinrich Bullinger et le «zwinglianisme tardif» aux lendemains du ‘Consensus Tigurinus’ » Zwingliana 19/1 (1992). The following is a thought provoking excerpt from this article :
« Zwingli a-t-il modifé sa doctrine de la Cène après le Colloque de Marbourg ? Les écrits fondamentaux à examiner pour y répondre sont l’ (, juillet 1530), la (août 1530 et l’ (Christianae fidei expositio>, juillet 1531). Résumons notre réponse à la question posée.
1. Dans ces écrits, Zwingli a modifié le ton de sa présentation eucharistique. Les écrits d’avant Marbourg avaient un but polémique : détruire la fausse religion et ses vestiges eucharistiques (luthériens). Après Marbourg, Zwingli abandonne toute volonté de réconciliation avec Luther. Son souci de défendre son honneur et sa doctrine a pour résultat une présentation positive de ses vues eucharistiques. Il se donne de manière ingénieuse à l’exercice diplomatique qui consiste à présenter ses idées dans un langage familier à ses destinaires, tout en maintenant le fond de sa pensée sur ce chapitre fondamental de sa doctrine.
2. Zwingli modifie sa terminologie eucharistique. Ne refusant plus ni la notion de sacrement ni la terminologie eucharistique traditionelle, il verse dans ces moules lexicaux classiques des idées nouvelles.
3. Zwingli met l’accent sur le lien entre signum et res signata, après avoir insisté pendant la période symbolique sur une distinction tranchée entre eux : ils sont liés non seulement par les vérités représentées, mais aussi chez le croyant par les sens. Cette communication entre l’espirit humain et les sens dans la célébration des sacrements atténue le dualisme zwinglien de la période symbolique. Zwingli maintient cepednat son refus de toute liaison ontologique entre le signe et la chose signifiée, et rappelle la nécessaire distinction entre eux.
4. La relation entre le sacrement et la grâce est définie pour la première fois dans la période suivant Marbourg. Sur la base doctrinale de la souveraineté du Saint-Esprit, Zwingli refuse catégoriquement tout lien entre grâce et sacrement. L’Esprit doit rester libre et non pas être d’agir lors de la célébration des sacrements.
5. En ce qui concerne la relation entre sacrement et foi, Zwingli innove de nouveau en présentant sa notion de la contemplatio fidei : ce sont les signes qui offrent la réalité spirituelle signifiée à la contemplation croyante. Les signes constituent des stimuli sensoriels qui aident le croyant à saisir de manière indubitable la vérité spirtuelle. Ainsi se formulent chez Zwingli l’originalité de sa doctrine et la nécessité du sacrement.
6. Zwingli introduit, sans le développer de manière détaillée, le thème de la présence du Saint-Esprit. Son affirmation d’une présence spirituelle donne une nouvelle dimension à l’expression de sa pensée. Zwingli n’est plus limité par des présupposé dualistes. Par le moyen de la contemplatio fidei. Christ devient comme présent, une présence encore plus précieuse physique. Si Zwingli qualifie la controverse sur la présence du Christ de querelle de mots, ce qui ne trompe personne parmi les théologiens catholiques ou luthériens, la terminologie eucharistique demeure un véritable problème à résoudre entre protestants.
La mort de Zwingli sur le champ de bataille de Kappel interrompit l’évolution de sa doctrine. Apès avoir mis en pace les structures doctrinales et la terminolgie fondamentale d’une théologie réformée de la Cène, ce sera à Bullinger et à Calvin de développer et de nuancer cette doctrine.>
Results of this thesis are reflected in Sander’s article in Zwingliana - « Heinrich Bullinger et le «zwinglianisme tardif» aux lendemains du ‘Consensus Tigurinus’ » Zwingliana 19/1 (1992). The following is a thought provoking excerpt from this article :
« Zwingli a-t-il modifé sa doctrine de la Cène après le Colloque de Marbourg ? Les écrits fondamentaux à examiner pour y répondre sont l’
1. Dans ces écrits, Zwingli a modifié le ton de sa présentation eucharistique. Les écrits d’avant Marbourg avaient un but polémique : détruire la fausse religion et ses vestiges eucharistiques (luthériens). Après Marbourg, Zwingli abandonne toute volonté de réconciliation avec Luther. Son souci de défendre son honneur et sa doctrine a pour résultat une présentation positive de ses vues eucharistiques. Il se donne de manière ingénieuse à l’exercice diplomatique qui consiste à présenter ses idées dans un langage familier à ses destinaires, tout en maintenant le fond de sa pensée sur ce chapitre fondamental de sa doctrine.
2. Zwingli modifie sa terminologie eucharistique. Ne refusant plus ni la notion de sacrement ni la terminologie eucharistique traditionelle, il verse dans ces moules lexicaux classiques des idées nouvelles.
3. Zwingli met l’accent sur le lien entre signum et res signata, après avoir insisté pendant la période symbolique sur une distinction tranchée entre eux : ils sont liés non seulement par les vérités représentées, mais aussi chez le croyant par les sens. Cette communication entre l’espirit humain et les sens dans la célébration des sacrements atténue le dualisme zwinglien de la période symbolique. Zwingli maintient cepednat son refus de toute liaison ontologique entre le signe et la chose signifiée, et rappelle la nécessaire distinction entre eux.
4. La relation entre le sacrement et la grâce est définie pour la première fois dans la période suivant Marbourg. Sur la base doctrinale de la souveraineté du Saint-Esprit, Zwingli refuse catégoriquement tout lien entre grâce et sacrement. L’Esprit doit rester libre et non pas être
5. En ce qui concerne la relation entre sacrement et foi, Zwingli innove de nouveau en présentant sa notion de la contemplatio fidei : ce sont les signes qui offrent la réalité spirituelle signifiée à la contemplation croyante. Les signes constituent des stimuli sensoriels qui aident le croyant à saisir de manière indubitable la vérité spirtuelle. Ainsi se formulent chez Zwingli l’originalité de sa doctrine et la nécessité du sacrement.
6. Zwingli introduit, sans le développer de manière détaillée, le thème de la présence du Saint-Esprit. Son affirmation d’une présence spirituelle donne une nouvelle dimension à l’expression de sa pensée. Zwingli n’est plus limité par des présupposé dualistes. Par le moyen de la contemplatio fidei. Christ devient comme présent, une présence encore plus précieuse physique. Si Zwingli qualifie la controverse sur la présence du Christ de querelle de mots, ce qui ne trompe personne parmi les théologiens catholiques ou luthériens, la terminologie eucharistique demeure un véritable problème à résoudre entre protestants.
La mort de Zwingli sur le champ de bataille de Kappel interrompit l’évolution de sa doctrine. Apès avoir mis en pace les structures doctrinales et la terminolgie fondamentale d’une théologie réformée de la Cène, ce sera à Bullinger et à Calvin de développer et de nuancer cette doctrine.>
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